Journal de Jeûne

(Lire l’intro : article précédent Bon réveillon, moi je jeûne!)

Journal de Jeûne / Jour J-1

Mot d’ordre de la veille du jour J: « Ne pas y penser » (tout simplement). Surtout ne pas commencer à se faire tout un film. Oui ça commence demain, et alors?

Par contre, je n’ai pas l’intention de jouer les héros donc j’ai dégagé de ma vue toute tentation irrésistible. Je me suis aussi arrangée pour ne pas devoir aller au magasin. Pourquoi se tenter inutilement? Pour se prouver qu’on est capable de résister? C’est ridicule, autant se faciliter la vie au maximum: réserves en suffisance et pas de sortie planifiée qui risque de déraper et de se terminer au Quick.

Mes préparatifs sont terminés, je me concentre sur autre chose et je n’y pense plus jusqu’à demain.

D’ailleurs demain quand la journée commencera, pareil, je me répéterai le mot d’ordre: ne pas y penser. Je prendrai mon thé comme d’hab, point. Ensuite je continuerai mes occupations.

Journal de Jeûne / Jour 1

Aucun problème particulier. Ok j’ai un peu faim mais rien de plus, donc vraiment rien de compliqué à surmonter.

Ps: Quelqu’un m’a dit: « Ne pas y penser », c’est facile à dire… J’apporte donc une précision sur ce que j’entends par « ne pas y penser ». Bien sûr que vous allez y penser, c’est malin! Ce que je veux dire c’est que quand votre cerveau vous enverra des messages en ce sens, N’ACCORDEZ-Y QU’UNE ATTENTION TRÈS RELATIVE. Donc quand vous aurez le sentiment de crever de faim, au lieu d’alimenter la machine en embrayant sur « j’y arriverai jamais, j’ai déjà faim après même pas 24h, comment je pourrais tenir plus d’une semaine? je n’ai pas assez de volonté, blablabla… Non! Contentez-vous d’accueillir l’information sans jugement. Ok votre corps vous crie que vous avez faim, ce qui est somme toute assez logique puisque vous ingurgitez beaucoup moins de calories qu’en temps normal. Donc oui vous avez faim, rien d’étonnant. Ensuite, dites-vous que cette sensation (de faim) va résister quelques instants et qu’après elle va disparaître. Et oui elle reviendra encore et puis elle disparaîtra à nouveau. Bientôt vous ferez la différence entre la faim et la sensation de faim. Le voyage commence, vous partez à la découverte de votre cerveau! Bref, pour DEMAIN, ON NE CHANGE RIEN: NE PAS Y PENSER et relativiser quand vraiment on y pense.

Journal de Jeûne / Jour 2

Toujours pas de problème particulier pour cette deuxième journée même si je commence à avoir ‘solidement’ faim. C’est le but donc rien d’anormal ni d’inquiétant.

L’organisme va se réveiller et comprendre qu’il doit maintenant vivre de ses réserves. Il va enfin pouvoir sortir de la léthargie dans laquelle vous l’avez plongé en le forçant à ingurgiter toute cette bouffe à longueur d’années.

Demain ce sera le jour 3, c’est un jour important. Il va falloir affronter ce que l’on appelle la « crise d’acidose ». Donc pas de panique en cas de fatigue, nausées, migraines, courbatures, sueurs, langue qui vire, urines colorées… Tout cela est normal!

Surtout je n’en profite pas pour sauter sur le prétexte et me dire que le jeûne n’est pas fait pour moi, que ce n’est pas le bon moment, que c’est mon corps qui me dit d’arrêter etc. C’est exactement le contraire qui est en train de se produire: la désintoxication commence.

Donc demain je ne craque pas! Pour tenir, je me dis que la crise ne va pas durer et que dès qu’elle sera finie tout va commencer à aller beaucoup mieux.

Journal de Jeûne / Jour 3

On ne va pas se mentir, le jour 3 est plus difficile (très gros mal de tête), mais cela ne va pas durer: 24 à 48h max. Après, j’aurai tout gagné donc je me concentre sur autre chose, j’attends que ça passe et surtout je ne craque pas sinon tout cela n’aura servi à rien.

À ce moment précis, toutes les maladies s’aggravent, c’est normal: l’élimination, la désintoxication est en cours. Toutes les forces curatives sont stimulées et peuvent enfin faire leur boulot (ce qu’elles ne pouvaient pas faire avant puisque l’organisme somnolait sous la tonne de bouffe à digérer).

Demain, la faim psychique aura disparu et cela va devenir beaucoup plus facile. Dès que la crise d’acidose sera terminée, le corps va trouver un nouvel équilibre et les premiers effets positifs vont commencer à apparaître. Oui, dès demain, vous allez voir…

Ps: Quelqu’un m’a demandé: Jeûner c’est comme arrêter de fumer, c’est aussi difficile n’est-ce pas? Je lui ai répondu: Ce n’est pas comparable. Ce qui paraît impossible à gérer pour le fumeur, c’est la perspective qu’il ne pourra plus jamais fumer de sa vie, c’est l’aspect définitif. Alors que le jeûne n’est que temporaire. Vous allez remanger…  mais dans quelques jours!

Journal de Jeûne / Jour 4

On y est presque. Aujourd’hui c’est le dernier jour désagréable.

Premier effet visible, dès le 4ème jour: tout mon corps a dégonflé. Je ne parle pas de poids mais de cette inconfortable sensation de ventre tendu, gonflé comme un ballon. Fini, disparu!

Autre effet qui s’annonce: le teint est déjà plus clair, moins chargé. La peau est aussi moins grasse.

Et ce n’est qu’un début! Donc on continue…

Ps: Perso, j’éprouve une certaine satisfaction à ne rien manger pendant que tous les autres s’empiffrent. C’est précisément pour cette raison que je choisis la période des Fêtes pour jeûner. Je me sens mieux à contre-courant.

Journal de Jeûne / Jour 5

Voilà c’est fini, la crise est passée. Et ce n’était finalement pas si terrible!

Je peux commencer à me féliciter car même si je décidais d’arrêter demain, ce serait déjà tout bénef pour mon organisme.

Sauf qu’aujourd’hui je me sens beaucoup plus forte qu’hier et que je veux apprécier tous les bienfaits de cette diète. Donc je continue!

Je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin ; mon cerveau me réserve quelques bonnes surprises… Je sais qu’après l’effet calmant, un très agréable sentiment de légèreté va faire son apparition. Je veux sentir que les ailes me poussent dans le dos… c’est l’effet du jeûne que je préfère.

Ps: Quelqu’un m’a demandé: Ok d’accord on continue, mais combien de temps? Je lui ai répondu: Perso, je ne me fixe aucune échéance. Je me laisse libre d’arrêter quand je veux, quand je le sens. J’arrêterai quand j’estimerai avoir profité pleinement de tout ce que cette cure peut m’apporter. Apprenez à vous connaître, c’est le moment idéal: tous vos sens sont aiguisés. Ecoutez-vous! Je connais quelqu’un qui jeûne 48h par semaine (càd du dimanche soir au mardi midi, toutes les semaines de l’année) et ce rythme lui convient très bien. Chacun doit apprendre à se connaître et adopter sa propre méthode, durée, fréquence.

Pour la suite, c’est ici

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